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Homme prétentieux, peureux

Le 19 février 2014, 13:25 dans Humeurs 0

Ont-ils honte, mon bouffon, ont-ils honte d’agir ainsi ? Je pense que non, mon bouffon. S’ils pouvaient ressentir de la honte pour leurs actions, ils n’agiraient sans doute pas ainsi. Ils sont prétentieux, mon bouffon.

Prétentieux. Oh oui, si prétentieux. Et si imbu d’eux-mêmes. Persuadés d’être si beau que personne ne peut penser autrement. Que tout le monde doit avoir envie d’eux. Et ils ne peuvent pas comprendre qu’ils ne sont pas beaux aux yeux de tous. Que pour certains, ils ont le visage trop brut, qu’ils sont trop petits, trop chétifs.

Et puis, mon bouffon…. Et puis, ils ne peuvent pas se douter, oh non, ils ne peuvent vraiment pas se douter. Comment le pourraient-ils ? Comment comprendre, pour ces gens-là, qu’une personne physiquement belle peut devenir laide à cause de ce qu’elle est intérieurement ? Car c’est ainsi, quand tu es laid à l’intérieur, mon bouffon, cela apparait forcément, à un moment où à un autre. Et à ce moment-là… A ce moment-là, tu ne peux plus repartir en arrière. Tu ne peux plus voir la personne comme avant.

La mécanique est cassée, mon bouffon. Tu ne vois presque plus que ça, hein mon bouffon ? Cette horreur au fond d’eux… C’est comme si tu avais mis ces lunettes qui permettent de voir sous les habits des gens. Mais là, ce n’est pas un corps nu que tu vois, mais ce qu’il y a à l’intérieur.

Et ce n’est pas très beau, mon bouffon. Pas très beau du tout. Car tu vois…

Tu vois…

Leur prétention.

Leur fierté.

Leur colère, qui peut jaillir, pour tout, pour rien. Bien souvent pour si peu.

Leur besoin de possession.

Leur machisme.

Leur besoin d’être vu, d’être entendu. Ne surtout pas passer aux oubliettes.

 

Tu vois des hommes, qui sont capables d’exploser, de hurler, de parler fort, pour imposer leurs idées, leurs visions des choses. Parce qu’ils ont une vision d’eux-mêmes telle qu’ils ne peuvent pas accepter que les autres ne pensent pas ainsi. Que les autres les voient autrement que comme des hommes beaux, charismatiques, intéressant.

Et ils lèvent la main sur moi, mon bouffon. Ces hommes, mon bouffon. Ils font un grand geste de la main, oui mon bouffon. Un grand geste de la main, une amorce de coup, qui veut partir.

Et je les exècre, mon bouffon, je les exècre. Ces hommes prétentieux, qui ont peur des femmes. Car c’est cela, le problème, n’est-ce, pas mon bouffon ? Au fond, ils ont peur.

C'est ça l'amour ?

Le 19 février 2014, 13:24 dans Humeurs 0

Parfois, tu aurais juste envie de partir. Parce que fermer les yeux, regarder au loin, s’écarter un peu, ça n’est pas suffisant. Tu les entends toujours. Tu les devines encore. Ils se sentent obligés, semblent-ils, de se rappeler à toi. Comme s’ils ne pouvaient pas comprendre que quelqu’un puisse ne pas les apprécier. Et tu détestes cette façon qu’ils ont d’être, si persuadé de leur beauté, de leur intelligente. Avec une estime de soi si haute. Ils rigolent fort, parlent fort, sans respecter les gens autour d’eux. Et tu n’entends qu’eux. Comment faire autrement, comment faire pour ne pas les entendre, pour les ignorer ?

Tu ne supportes plus son rire à elle. Il te rappelle le rire de celles qu’on peut appeler des dindes. Un rire qui résonne pour rien, pour si peu. Pour vraiment pas grand-chose. Sûrement plus pour charmer l’homme que parce que la chose est réellement drôle.

Tu ne supportes plus de le voir lui. Quand il arrive, d’une démarche fière. Et tu sens une étrange fierté que tu ne comprends pas, dans cette démarche. Comme une envie d’être remarqué, que les autres sentent qu’il est là, qu’il n’est pas n’importe qui. Son sourire, un brin amusé, ironique, fier, et qui semble sans cesse se moquer de tout, et surtout des autres.

C’est un menteur. Un kéké. Un m’as-tu vu. Qui parle fort pour être sûr que les autres l’entendent, mais qui n’ose pas dire tout haut ses conneries non plus. Un menteur oui, qui ne comprend pas qu’il vaudrait mieux qu’il se taise s’il ne veut pas parler de lui, plutôt que de s’inventer une famille, un âge. C’est encore un gamin, qui s’amuse de bien peu. Et qui parle tant et plus de sexe, de manière dévalorisante pour la femme, qui n’est à ses yeux qu’un objet semble-t-il.

La femme, qui doit obligatoirement devenir mère, sans quoi elle n’est pas une vraie femme, elle est… Contre nature. Avec, selon ses propres mots, des problèmes dans son enfance qu’elle ferait mieux d’examiner. La femme, qui est reléguée à l’état de moins que rien quand il s’agit de sa mère. Qui doit se taire, servir l’enfant prodigue. Et les autres femmes devraient s’inspirer d’elle. Ne pas se la jouer bonhomme. Parce qu’une femme, s’est un être faible, qui a besoin d’un homme, d’un vrai, qui en a entre les jambes. Parce qu’une femme, elle doit savoir où est sa place. Parce qu’une femme doit être vierge et putain, savoir tout faire au lit, tout accepter, mais n’avoir connu personne avant.

Et tu as du mal, tellement de mal. C'est d'ailleurs comme s'il le savait, ou bien alors c'est simplement qu'il aime tellement faire en sorte que les gens sachent qu'il est là qu'il ne peut s'empêcher de se faire remarquer.

Tu te rends compte que tu n’en peux plus. Qu’auparavant, les choses étaient plus simples. Ou bien que tu supportais plus facilement. Ce doit être un trop plein. Trop de tout ça, trop de mec qui se sent fier, qui traite la femme comme un objet, trop de ce couple qui se touche sans cesse, se caresse sans cesse, même si tu es seule avec eux. Comme s’ils ne pouvaient pas s’en empêcher. Comme s’ils n’arrivaient pas à te respecter, à se dire que, pendant quelques minutes au moins, ils allaient essayer d’être moins centrés sur eux-mêmes. Mais cela leur est tellement, tellement difficile.

Cela frise l’irrespect. Ce qui n’est presque pas étonnant, quand on sait qui est l’homme du couple, quand on sait comment il se comporte avec les gens, tous les préjugés qu’il a.

Tu es simplement déçue qu’elle se comporte ainsi, elle aussi. Qu’elle ne se rende pas compte de son comportement, qu’elle ne cherche pas à le changer. Qu’elle se laisse tant faire par ce mec, qui dit sans qu’elle réagisse qu’il se taperait bien sa mère. Qu’elle se laisse traiter comme un chien.

 

Tout ça pour de l’amour.

Un brin d'aigreur

Le 19 février 2014, 13:23 dans Humeurs 0

Est-ce ainsi la famille ? Cet amour étrange, qui ne rime parfois à rien. Qui s’éteint l’espace d’un instant, d’une heure, d’une journée parce que l’autre enfant de la famille est présent. Comme si leur amour ne pouvait se partager, exister pour deux personnes à la fois, au même moment. Ou peut-être est-ce que cet amour dévie, passe de la fille de la famille à la belle-fille. Comme si elle devenait la fille de la famille, prenait la place de l’autre, la « vraie ».

Et tout un tas de questions suivent ces pensées. Est-ce à leurs yeux la fille idéale ? Celle qu’ils voudraient avoir ? Ouverte, aimable, souriante. Qui parle de tout et de rien. Qui a un travail, un travail stable. Et donc une paie à la fin du mois. Une gentille fille, jolie comme tout, qui prend soin d’elle. Et puis la copine du fils de la maison. Et rien que ça, ça semble la mettre sur un piédestal.

Alors il faut mettre les petits plats dans les grands. Aller les voir souvent. Prendre le temps de boire un petit apéritif, pour leur permettre de parler, parler, parler. Parler encore. Ils ont tant de choses à dire, et des choses qui comptent semble-t-il, qui faut leur créer un temps rien que pour eux. Où ils pourront parler à loisir. On ne sort les verres à apéritif qu’à ces occasions-là. Les autres trouveront bien comment parler, et puis, que peuvent-ils avoir à dire ? Ils ne travaillent pas.

Comme si avoir du travail était la seule façon d’avoir une chose à dire. Après tout, faire des études, c’est bien joli, mais à la fin du mois, ça ne ramène rien. « Ah, tu travailles ? » Et tu sens dans cette petite phrase une hypocrisie sans nom. Comme si tu ne faisais que t’amuser là-bas. Comme si ce que tu faisais n’était pas important.

Ou bien moins important que ce qu’ils font eux. Comme s’il fallait toujours comparer les choses entres elles. Voir lesquelles sont les mieux. Qui fait bien. Qui fait mal.

Et tu ne peux rien dire en leur présence, à moins que tu n’aimes quand les autres t’ignorent, parlent plus fort pour te couper la parole, ou te rabaisses en se moquent ou te faisant comprendre que tu dis n’importe quoi, quand bien même tu aies étudié la chose dont tu oses parler.

Alors tu te tais, tu gardes pour toi ce que tu aimerais pourtant dire. Tu ne réponds rien, même lorsque tu connais la réponse à l’une de leurs questions. Et tu te prends tout de même des réflexions. Parce que tu ne parles pas. Se rendent-ils compte de leur façon d’agir ? Qu’ils ne laissent aucune bonne façon de réagir.

Tu parles, tu es ignorée ou rabrouée.

Tu ne parles pas, tu es critiquée pour cette absence de mot.

 

Alors que faire, que dire dans ces circonstances ? Sûrement arrêter d’espérer quelque chose d’eux.

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